Comment nous testons
Nous avons comparé une dizaine de tapis avant d'en retenir un. Voici les critères qui ont servi à trancher, dans l'ordre où ils ont éliminé des candidats.
1. La taille des alvéoles
C'est le critère qui a éliminé le plus de modèles. Un grain d'argile agglomérante mesure entre deux et cinq millimètres. Si les perforations de la couche supérieure sont plus étroites que ça, les grains restent bloqués en surface et le tapis devient une brosse à poussière. Nous avons versé une poignée de litière sur chaque tapis, incliné à quarante-cinq degrés, et regardé ce qui traversait.
2. L'étanchéité de la couche inférieure
Un tapis qui laisse passer l'urine jusqu'au sol déplace le problème vers les joints du carrelage, là où l'odeur s'installe durablement. Test simple : un verre d'eau versé sur le tapis posé sur une feuille de papier. Si le papier est humide au bout de cinq minutes, le modèle est écarté.
3. Le confort sous les coussinets
Un tapis que le chat refuse ne sert à rien, quelle que soit sa performance. Les modèles à picots rigides sont efficaces sur le papier et souvent contournés dans la réalité. Nous avons privilégié une mousse qui se déforme sous la pression du doigt, en partant du principe qu'un chat évite ce qui est désagréable à toucher.
4. La facilité de vidage
Un entretien pénible se fait de moins en moins souvent. Nous avons écarté les tapis à compartiment fermé par fermeture éclair, qui demandent une manipulation complète pour récupérer trois cuillères de grains. Le pliage en deux, avec évacuation par le pli, reste le geste le plus rapide.
5. Le comportement sur sol lisse
Un tapis qui glisse au moment du saut hors du bac finit contre le mur. Nous avons poussé chaque modèle du plat de la main sur un carrelage propre pour comparer la résistance au déplacement.
Ce que notre méthode ne dit pas
Nos essais portent sur des durées courtes, quelques semaines. Ils ne disent rien de la tenue de la mousse au bout de deux ans, ni du comportement du produit avec des litières très particulières comme les gros pellets de bois, que nous n'avons pas testés.
Nous n'avons pas non plus mesuré en laboratoire le pourcentage de grains retenus. Les chiffres de ce type circulent beaucoup dans cette catégorie de produits, rarement avec un protocole vérifiable. Nous préférons décrire ce que nous avons observé plutôt que d'avancer une performance chiffrée que nous ne pourrions pas justifier.